
Tuer l’envie pour qu’elle vienne jusqu’à toi. Tu n’es pas le bienvenu, tu ne m’as pas vue. Tu es allé faire un tour dans l’allée sans me reconnaître. Tu as dit : à toi peut-être. A toi ou à moi, à quoi bon courir sans autre audace que mourir dans de caresses fugaces ? Je suis morte déjà. Je suis confite dans la contre-allée et tu ne peux aller contre mes idées. Je ne t’ai pas assez contré, j’étais tout contre toi et voilà maintenant que tu as relâché tes bras. Reprends-moi dans tes bras. Je t’aime tu sais, tu ne sais pas doser. J’étais allée faire un tour, Jean, et tu étais parti au long cours. Cours et reviens Jean, je ne boirai pas ton sang. Je vois ce que tu es : un pauvre type qui me dit à toi mais sans moi. Je ne peux le concevoir et on ferait une belle paire d’yeux tous les deux. A toi, Jean, et à jamais cent moi dans ta besace. Cent moi ou sans moi ? Je ne sais si je suis perdue. Je sais je suis fichue et il faudra que l’on devine que tu m’as dit va t’en coquine. Je t’attends, Jean, j’attends que tu t’empares de moi pour me dire allez, Jeanne, on y va. J’attends que tu t’empresses de m’embrasser sur le nez.
Allez, coquine, on y va.
C’est toi Jean qui a dit ça ?
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