
Je t’invite aujourd’hui à venir dans mon pré. Je ne t’inviterais que si tu me demandais de me défiler. Je veux te défier loin des caractères de l’envie. De quoi as-tu envie ? De me voir résister alors que je te suis acquise ? Je te suis partout dans ma déroute. Tu es mon envie d’insérer une image pieuse mais je ne suis pas heureuse. Je te suis acquise dans le doute. Jean, il faut que tu joues du piano, de la flûte et du violon pour me voir retomber en enfance. Mais qu’est-ce que cette enfance ? Est-elle loin de ta déroute ou de la mienne ? Mon enfance est mon enjeu. Et peut-être bientôt ma mort. De quoi suis-je l’enjeu, moi, Jeanne, qui compte dans son pré tous ces brins d’herbe que tu ne veux pas couper ? Et je dirais que tu as raison. Laissons cette herbe pousser pour voir réapparaître les papillons et les insectes, les libellules et les gerris qui marchent sur l’eau. Laissons faire cette nature, elle me rassure.
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