
Tourner sept fois ma langue dans ta bouche. Je ne fais que te répéter comme un petit perroquet que je suis. Je suis un kea et je t’attends au sommet du Kilimandjaro. Je suis cet inséparable qui t’attend tous les jours, cette petite perruche qui ne fait rien d’autre que te suivre dans tes élucubrations. Je tournerais bien sept fois ma langue dans ta bouche, dans ce baiser de serpent qui me dit au creux de l’oreille que je suis belle à faire damner les solitaires de la terre. Je ne suis rien. Je suis au supplice et j’attends de toi un signe de la main qui me dira, vas-y, il faut que l’on se suicide. Il faut que l’on écrive ensemble et que l’on publie nos journaux intimes en même temps. Je sais que tu manque de temps mais je te vois bien à présent. Tu es dans le coûte que coûte et je suis dans le juste assez. Ne te fie pas à mes pieds. Ils t’attendent sur le canapé.
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