De Jeanne à Jean

.

Jeanne pense à Jean, son amant de Saint-Jean

Prendre le pont-levis

Prendre le pont-levis de notre envie. Aller au plus simple, vers cette route qui nous mène dans un champ, un champ de blé où l’on pourrait tout arrêter. Dans le crop circle de l’hiver, on reconnaîtra Baudelaire, Verlaine et Rimbaud. Je suis rimbaldienne et je m’en vais avec le palefroi me désigner un nouveau succès. J’en veux à ma couche de ne pas être en déroute mais de me réveiller régulièrement comme si j’étais un sable mouvant. Je suis dans la défaite de ce qui se faisait avant. Maintenant, j’attends des ressources et du bon pain. Je ne crois plus au levain. L’épeautre est pour mon bien. Je suis dans l’attente d’un fait bien meilleur. Oh, pas un haut fait mais un fait qui me dit que je suis dans ton lit, Jean, dans la bonne couche. Il me manque des touches pour arriver à ce dont j’ai envie. Il me faudra essayer de te suivre avant d’arriver à bon port. Il me le faut tout de suite, ma mie. J’ai besoin de ton corps, de ton corpus et de ta nomenclature. Je suis pleine de doutes et il me faudra passer outre ces compromissions. Je te raccrocherai à mon fil d’araignée, Jean, et je verrai si je me vois dedans. Il ne peut y avoir aucun doute. Je suis dedans et tu signes ma défaite avec tes lettres de blé. Faisons la fête avec ma défaite et mon charroi qui n’avance que pour toi.


En savoir plus sur De Jeanne à Jean

Abonnez-vous pour recevoir les derniers articles par e-mail.

Laisser un commentaire

En savoir plus sur De Jeanne à Jean

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture