
J’aimerais te voir et t’inviter ici. Nous flânerions dans le grand parc, à la recherche des cyclamens qui viennent de paraître sur l’herbe et sous les feuilles. Tu n’es plus loin, tu t’es rapproché mais tu es devenu muet alors que je t’attendais disert. Connais-tu le chemin d’une rédemption rapide et sans compromission ? Connais-tu le chemin que prend la loutre pour attraper le poisson ? Connais-tu le chemin du hérisson pour manger l’œuf de la poule et son poussin ? Me maudiras-tu comme l’avait fait Catherine ? Je t’en prie, Jean, tu es dans mon élément. Mes éléments sont à toi, il faut que tu gagnes à être connu mais pas trop vendu. Mes éléments sont à toi et ils te parviennent dans l’imparfait sphincter des bouches épaisses qui me prient d’aller à confesse. Je te prie de bien vouloir m’excuser, mais je n’ai pas eu encore assez de solutions pour contrer mon universelle satiété d’en découdre avec la réalité. Je reste bien au chaud dans l’universelle faim d’en découdre avec la fin. Je t’aime mon Jean, et je ne t’apprécierai jamais assez. Retrouvons nous quand nous serons vieux, ou même avant. Oh oui, avant, on aura l’avantage d’être deux…
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