
Je t’invite à viser la lune, Jean. Elle est pleine en ce moment et ne me laisse plus assez de temps pour mourir proprement. Je ne mourrais jamais assez, mon Jean. Que ferais-tu si tu m’assassinais ? Tu es parti loin de la gibbeuse et tu me veux dans le firmament. Tu n’auras pas assez de temps pour aller chercher ce croissant de lune qui te plaît tant. Moi j’aime les lunes ascendantes et tu les aimes toi aussi. Dans le dernier quart de lune, tu trouveras mon jupon mais pas la robe entière. Laisse mon jupon tranquille et couchons nous dans cette mare pleine à craqueler la terre. Nous serions bien dans cette mare avec les libellules et les poissons. Dis, tu viens m’encourager, fripon, à prendre une autre direction ? Je veux ta direction et j’y arriverai sans peine.
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