De Jeanne à Jean

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Jeanne pense à Jean, son amant de Saint-Jean

Faut-il fouiller dans la mémoire ?

Faut-il fouiller dans la mémoire pour se rendre compte qu’on n’est pas amoureux ? Faut-il de la lucidité, de la satiété, de l’hirondelle qui reviendrait à tire d’ailes pour dire que tu t’es cassée. Tu as tout cassé jusque dans ton décolleté. Tu es à mi-chemin avec les Troyens. Tu n’as rien dit à Jean qui est mort en dedans. Jean réfute tout. Il n’a pas le sou. Jean est fatal et il ne comprend pas qu’il emballe. Il est emballé par ces marques de sympathie mais lui préfère le gris souris de la vie, celle de l’éléphant qui boit trop et qui fume trop. Il n’est jamais assez enclin à tout découvrir. Il se dit que Jeanne est à la campagne et qu’elle a gagné son chemin vers l’Asie qui lui rend bien ses refrains. Maintenant elle est en Afrique et elle n’a pas tout découvert. L’éléphant est là et il est pantois. Vite, le chemin de la déroute ! Il ne faut pas qu’on fasse banqueroute mais qu’on déroute le chemin pour border un vrai sentier prêt à être abordé. Je t’aime Jean se dit-elle assez souvent. Et lui n’en a pas assez. Il veut qu’on l’aime dans tous ses effets. Il veut qu’on l’aime mais il se cache assez souvent pour échapper aux opportuns. Et Jeanne est une opportune qui cherche l’opportunité de l’aborder. Qu’elle continue son chemin dit il et on verra si on peut l’aborder dans l’absolue vérité de ceux qui ne sont pas bien nés. Je t’aime Jean se dit-elle assez souvent. Il faudra qu’on repousse la banqueroute et qu’on affiche notre déroute ailleurs que dans le ciel. J’aime ta chaleur et on copiera le ciel plus tard. Trouve un soleil, de la pluie et un bel arc-en-ciel à mettre sous le soleil. Vas-y Jean, c’est toi qui es dedans, dans le signe de la déroute et j’attends ta dispersion pour qu’on puisse se multiplier jusque dans le son de la voix. Vas-y Jean, on se rencontre assez souvent. Que ferais-je sans toi ? Je te signe dans mon passeport et tu auras un bon rapport. Il faut que tu me déroutes pour gagner coûte que coûte. Je te redoute. Je t’aime assez mais tu m’as liquidée. Et j’en ai plus qu’assez de ne servir à rien. Je t’aime mon amour et prends juste ma main. On verra de quoi sera fait demain.


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