De Jeanne à Jean

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Jeanne pense à Jean, son amant de Saint-Jean

La guerre est larvée

Il faudra bien contribuer à l’effort de guerre entre ces deux là. Ils ne sont pas assez proches et ils se haïssent d’amour. Chacun est épuisé, un peu comme le Loir, l’été, quand il ne pleut pas. Il faudrait inonder la rivière d’une pluie diluvienne qui montrerait qu’ils pourraient s’entendre, ces deux-là, s’ils n’étaient pas à vendre. Ils se vendent eux-mêmes sur les réseaux sociaux, sans se vanter certes mais en s’appliquant pleinement. Ils s’aiment d’un amour conditionnel. Ils sont soumis aux vents et à la vente de la poésie. Ne dramatisons rien. Jeanne et Jean sont trop polis pour s’imaginer comme du bois brut. Ils sont ce diamant à polir et à lustrer avec des vers de la nature. C’est dans leur nature de trouver des concepts avec leurs pieds. Et ça fait de la poésie contemporaine qu’ils ramènent dans leur sac à dos et dans leur smartphone. Ils sont pieds et poings liés avec la poésie qui n’a pas tout pris. Ils n’ont pas tout compris non plus c’est pour ça qu’il leur faut du temps pour bien s’apprécier ailleurs que dans leur tête. Jeanne est poétesse et elle écrit ses vers dans ce blog. Jean est un grand écrivain mais il ne sait pas qu’elle se cache sous cette poésie qui lui est destinée. Il trouve cela suranné de mettre le mot à ses pieds, il le faudrait dans ses vers et dans sa prose qui n’est pas rose mais qui est blette. Oui sa prose est un fruit trop mur. Par moment, elle a un peu trop de verdeur. Il faudrait qu’elle échappe à la pesanteur et c’est pour après demain.


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