
Jeanne attendait toujours mais ne savait pas si elle aurait la force d’attendre neuf ou dix ans avant de rejoindre Jean. Elle maudissait de plus en plus cette société de surconsommation et, comme un fait exprès, était passée à un régime entièrement contraire. Elle ne consommait plus que le strict nécessaire et vivait dans une sobriété exemplaire. Elle ne faisait plus de déchets ou le moins possible et passait son temps à créer pour se rapprocher des préoccupations de Jean qui la maudissait aussi dans sa tour puisqu’elle n’avait plus aucun contact avec la société. Il l’aimait c’était sûr mais elle s’enfermait dans ses convictions et ne les partageaient avec personne. Elle n’en parlait même pas dans ses poésies. Elle préférait se lamenter sur son sort plutôt que combattre et changer la société. Mais Jean se servait de ses convictions à elle pour en faire un exemple et en faire de la littérature. Il n’a pas encore tout dit et il ne la maudissait jamais bien longtemps. Il l’aimait pour un bon moment.
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