
Je ne sais plus quoi te dire, Jeanne. Il va falloir se marier dans neuf ou dix ans, quand tu auras assez de temps pour faire de moi ton présent. Pour l’heure, nous sommes trop engagés dans notre solitude. Tu reviendras lorsque tu seras en décrépitude. Je m’occuperai de toi, de tes cheveux, de tes seins. Tu ne m’en n’as pas encore dit assez. Il faut que tu reviennes dans le droit chemin de la société pour la changer de l’intérieur et je te ferai une fleur, celle de m’épouser dans le quart d’heure par blogs interposés. Nous ne nous sommes pas assez jurés fidélité pour nos convictions communes. Il ne faut pas que tu me tiennes rancune mais il y a une cause à faire avancer. Faisons de la littérature et de la nature notre combat à nous et tu n’en reviendras pas d’avoir avancé en si bon chemin. Je t’aime Jeanne. Ton Jean qui pique et coud des livres pour mieux te saisir.
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