
Jeanne avait fait les présentations entre son chat qu’elle montrait rarement et ses réseaux sociaux. Cherry n’avait pas l’air de plaire, ce qui rassurait Jeanne. Elle n’avait pas envie que Cherry devienne une coqueluche, une mascotte qui diluerait le propos. Dans sa poésie à elle, il y avait des rennes, des araignées, des mésanges, des pinsons et des chardonnerets. Il y avait aussi les tourterelles de Turquie qui s’invitaient aux mangeoires et de gros pigeons bien gras qui n’avaient pas besoin de tout ce tournesol que Jeanne donnait aux oiseaux pour qu’ils passent l’hiver tranquillement, sans que leur population soit décimée. Il y avait aussi Robin le rouge gorge qui venait plusieurs fois par jour, histoire de voir si les mangeoires étaient bien pleines. Jean ne se doutait pas de tout cela même s’il subodorait que Jeanne aimait les oiseaux autant que lui. Cela rejaillissait dans sa poésie qui n’était jamais à court d’idées pour tout remettre dans un pré où il y aurait abondance et rassurance. Je t’aime Jean disait Jeanne en regardant les oiseaux. Je t’aime Jeanne, disait Jean en lisant ses poèmes où elle lui présentait sa flamme. Ils s’aimaient dans le respect de leurs réseaux sociaux.
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