
J’ai pensé à toi comme à ces berges que tu chéris tant, Jeanne. Je t’ai écrit un poème que tu verras sur mon réseau social. Ces berges que tu chéris tant hébergent un cygne, des épeires diadème, des poules d’eau, des rats d’eau, des libellules, des gardons, des chuennes et des moustiques qui dorment avant de danser sur l’eau à l’été prochain. Ces berges t’abritent aussi bien que moi. Je sais qu’il faut en prendre soin si l’on ne veut pas que tout s’effondre. Il y a des fresnes et des hêtres qui ont besoin d’être bien enracinés eux aussi. La bardane est bien implantée. On en aura au printemps prochain et je penserai à toi quand je ferai mon gratin. Ce gratin de bardane sera fait pour toi. Je sais que tu penseras à moi quand tu mangeras des salsifis et des panais. C’est dans mon panier. On a les mêmes goûts, Jeanne. Ne mangeons pas trop de viande. Il y a les féculents et les légumineuses pour faire de bons repas copieux. Je sais qu’on sera raccords dans nos mets quand on se rencontrera. On est faits pour s’entendre. Mais pour l’instant, faisons de la poésie. J’attends ton verdict.
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