De Jeanne à Jean

.

Jeanne pense à Jean, son amant de Saint-Jean

Compter sur la perspective Nevski

Je dois compter sur la perspective Nevski, se disait Jean. C’était un souvenir de voyage qui l’avait emmené jusqu’en mer Baltique, là où l’ambre se cachait dans les larmes des cachalots. Il n’y avait plus rien à voir désormais près du Loir à part ces feuilles qui virevoltaient dans le vent du soir. Jean était pris par le temps qu’il faisait et ne s’empêchait pas de dormir comme un Loir. Le Loir était à fleur de pré par endroits, à Aurelcastel mais pas à Saint-Avit-les-Monts où on voulait le neutraliser. Les cygnes et les poules d’eau s’en allaient. Les berges étaient désormais trop accidentées. Les moulins à eau ne voulaient plus du Loir dans leur roue à aube. Tout foutait le camp et cela décourageait Jean qui ne perdait pas espoir dans la poésie de Jeanne qui allait sauver le Loir. Il en était sûr désormais.


En savoir plus sur De Jeanne à Jean

Abonnez-vous pour recevoir les derniers articles par e-mail.

Laisser un commentaire

En savoir plus sur De Jeanne à Jean

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture