
Jeanne ne savait pas si elle pouvait compter sur la perspective Nevski mais elle savait qu’elle pouvait compter sur Jean. Elle l’aimait très fort ce matin à cause d’une histoire de mangeoires et de boules de graisse. Elle savait désormais qu’elle pouvait compter sur Jean pour nourrir les oiseaux. C’était nouveau pour elle. Elle avait enfin la preuve qu’ils avaient les mêmes préoccupations pour les animaux du jardin. Elle était encore désolée pour le hérisson qui continuait à se décomposer sous son tas de feuilles. C’était sa désolation à Jeanne mais elle savait qu’elle pouvait compter sur Jean pour la réconforter. Il lui avait écrit un poème en forme de sarbacane. Elle n’avait plus qu’à poser les yeux sur les mangeoires et admirer le ballet gracieux des mésanges et des chardonnerets qui venaient la voir. Elle penserait désormais à Jean dans ce ballet comme elle admirait le cours du Loir.
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