
Jeanne écoutait Emily Dickinson ce matin. Elle ne se comparaissait pas à elle. Elle savait qu’elle n’en avait pas tout à fait le talent mais elle lui vouait une grande admiration. Elle aussi aimait l’amour, les fleurs, les plantes, les insectes et les petits animaux. Elle aimait Jean par-dessus tout et se disait qu’elle ne l’avait pas encore vu dans la fenêtre de son ordinateur. Une fois son blog inspecté après son café du matin, Jeanne continuait à écouter Emily Dickinson, la poétesse des grands chemins. Elle retenait une leçon : elle ne voulait pas finir comme elle, seule et morte à 55 ans. Elle voulait profiter de la vie et se voyait un destin à la Colette, la renommée en moins. Ce qui était sûr, c’est qu’elle allait faire du Loir son amant des grands chemins. Son long poème était bien parti.
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