
Jeanne et Jean pensent à l’epeire diadème qui vit à côté d’eux. Chacun en a une dans son jardin. De quoi faire de jolis poèmes pleins de bonnes intentions. C’était peut-être un peu bidon dans le fond mais l’epeire dort profondément en ce moment sous un tas de feuilles mortes. On ne pouvait pas la voir. Il fallait attendre le printemps pour qu’elle tende de nouveau sa toile et fasse un festin avec les pucerons du jardin. Jeanne en avait pris une en photo près de son pré de 5000 m2. Elle en avait fait une nouvelle toile sur les réseaux sociaux mais n’avait rien pris à cette occasion. Elle était maîtresse dans l’art ou du cochon. Jean avait plus de succès avec ses mots que Jeanne avec ses photos. Elle ne cachait rien pourtant. Elle était prise dans ses lendemains qui ne touchaient à rien. Elle était en prise avec ses lendemains qui ne prenaient rien d’autre que le temps qu’il faisait et celui qu’il restait.
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