
Jeanne et Jean sont pris dans un délire de feuilles. Ils pensent au papier qui vient à manquer. C’est pour ceci qu’ils s’étaient inscrits dans le numérique sans penser au cobalt qui viendrait aussi à manquer lorsqu’on aura tout exténué. Tout se tarit bien évidemment mais pas leur inspiration qui prend toujours les devants. Aujourd’hui, ils avaient envie de faire parler une feuille. Demain, ce sera la cétoine dorée ou l’epeire diadème. Après-demain, ce sera le Loir qui se fatigue de tant de remous au pied du château d’Aurelcastel. Ils écrivaient des poèmes sur tout leur environnement. Et les feuilles vinrent à manquer. Elles pourrissaient toutes dans le compost pour engraisser la terre le moment venu, c’est à dire au printemps. Et Jeanne se mit à aimer Jean à l’évocation du printemps. C’est peut-être là qu’ils se rencontreraient, qui sait ?
Laisser un commentaire