De Jeanne à Jean

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Jeanne pense à Jean, son amant de Saint-Jean

Un sens à cette attraction

Je ne sais pas s’il faut donner un sens à toute cette attraction, se dit Jeanne en pensant à son Jean grognon de ne pouvoir donner suite à son poème fatal. L’ai-je bien lu ou est ce un malentendu ? se dit-il en pensant à ces ardentes braises qu’il ne faudrait pas laver s’il lisait bien le poème de Jeanne qui lui était une nouvelle fois dédié. Aujourd’hui, Jean était d’humeur ironique. Il a usé de son ironie sur son blog tout en regrettant parfois que Jeanne soit si souvent au premier degré. C’est que tout humour et second degrés lui avaient été ôtés avec le retour de sa putain de maladie qui l’avait isolée du commun des mortels. Jean ne savait pas de quelle maladie il s’agissait. Il savait juste qu’elle avait fait une dépression carabinée. Mais cette donnée était insuffisante. Jeanne souffrait d’un autre mal qui l’éloignait du commun des mortels et du temps présent qu’elle mettait un point d’honneur à sacrifier au profit du futur. Jeanne se donnait dans une fuite en avant maintenant parce qu’elle savait qu’elle rejoindrait Jean. Mais elle n’était pas pressée pour autant. Le temps, c’est de l’argent ? Pas vraiment. Le temps, c’est la richesse du firmament, se dit elle en oubliant qu’il fallait aller au travail aujourd’hui. Son futur, c’est son présent actuellement ? Pourquoi ruminer dedans ? Pourquoi répondre à cette animosité fatale ? Jeanne était fatale et ne savait pas ce qu’il fallait mettre dans tous ces mots qui lui passaient par la tête. Da capo ? Qu’à cela ne tienne. Da capo aujourd’hui et demain ristretto.


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