De Jeanne à Jean

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Jeanne pense à Jean, son amant de Saint-Jean

Un halo lumineux ?

Je t’ai aperçu dans un halo lumineux Jean. Tu n’étais pas en forme. Tu étais en dessous de la réalité, de ma réalité et je t’ai fait suer. Serais-tu enrhumé ? Aurais-tu attrapé le Covid ou la grippe ? Il faut se vacciner contre la machine, contre le système qui broie tout. J’ai vu le balbuzard pêcher en eaux troubles. Il n’y avait pas assez de poissons. Est-ce la solution ? Laisser le balbuzard, le rendre aussi frais qu’un gardon et lui trouver une nouvelle nichée. Le balbuzard traîne. Il ne se fait pas prier, il se laisse emporter par tout un tas de brèmes, de carpes et de chevesnes. Il se laisse faire par tous ces poissons qui ne reviendront pas. Il est parti pour de bon. Il n’y a pas assez de gardons. Jean, reviendras tu sur ta décision ? Laisse moi mourir pour de bon. Laisse moi me nourrir de ta propension à tout voir honnête. Je ne suis pas honnête, je joue les trouble-fête à mon insu. Je joue les inspiratrices alors que c’est toi qui m’inspires. Laisse-moi couler dans ta littérature. Laisse-moi me fier à ta nomenclature. Laisse-moi me faufiler dans tes mots et tes images imparfaits. Ils sont faits pour ma poésie. Je dois m’y fier. Laisse-moi porter ce regard indiscret.


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