De Jeanne à Jean

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Jeanne pense à Jean, son amant de Saint-Jean

Comme deux rocs

Jeanne et Jean sont comme deux rocs. Leur amour, c’est de la pierre : immuable et légèrement friable à la fois. Deux rocs qui se rencontrent et qui sondent l’amabilité des choses. Est-on aimable quand on pousse les choses dans leurs derniers retranchements ? Est-on aimable lorsque l’on est immuable ? Tous deux espèrent inscrire leur poésie dans les marbres du temps. Je t’aime ainsi, se lamentent ils sur les réseaux sociaux avec cet espace-temps qui leur appartient. Ils n’ont jamais sondé le vent. Ils ont sondé les engoulevents qui précisent que rien dans le vent n’est assez friable. Ils sont toujours immuables et leur poésie prend le sens du vent. Aujourd’hui, c’est le tremblement de terre en Turquie. Et demain ? Quel sens prendra leur prose ? Toutes les directions sont bonnes à prendre. Il y en a pour tous les goûts. Un peu à droite, un peu à gauche, au milieu ? On ne peut rien reprendre sans se surprendre ? Quels sont ces espace-temps où une hirondelle annonce le printemps ? Pour l’instant, chez Jeanne, viennent les mésanges, les pinsons et les chardonnerets. Ils aiment le tournesol et sont friands de la graisse que Jeanne laisse au sol. Ils pullulent. Et c’est déjà bien. Qu’ils continuent à pulluler pour le plaisir de Jeanne et de sa misanthropie.


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