
Jeanne et Jean se levaient tous les matins à 7 heures du matin. Immuablement, ils laissaient sonner leur réveil pour se lever à 7h02. Ils ne le savaient pas mais ils avaient les mêmes rites. Des rites de passage pour bien démarrer la journée. Chaque matin, ils écrivent. C’est pour eux le seul moyen d’exister. Ils s’oublient dans leurs écrits. Ils s’oublient dans les personnages qu’ils inventent. Jeanne s’oublie dans Jean et Jean s’oublie dans Jeanne. Chaque matin, leur réveil, c’est pour eux c’est certain. Ils existent dans leurs poèmes et dans la prose qu’ils utilisent. Ils existent par le charme de leur enfance qu’ils font revivre par blogs interposés. Et quid d’un pont à franchir, leur page Facebook qu’ils avaient lancé ? Pour l’instant, elle se porte bien mais il va falloir qu’elle se trouve une plus large audience. Boosteront ils leur page ? Non, ils n’ont pas un rond à mettre dedans. Ils se contentent de leur auditoire +1. Ils se contentent de leur chemin qu’ils vont prendre à rebrousse poil. Ils se contentent de leurs poèmes. Ils vont continuer à alimenter Un pont à franchir pour le bien de leur amour même si parfois il prenait la tangente. Ils prennent le ciel à témoin que leur amour n’est pas byzantin, qu’il est sincère et qu’il les rafraîchit avec tout leur mystère.
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