
Il fera rêve et jour, se dit-il. Il fera rêve et jour, se dit-elle. Qu’est-ce que pouvait bien dire cette formule ? Nul ne le sais mais c’est dans l’abscons qu’on évolue quand on fait de la poésie. Le poète est prisonnier de ses formules à l’emporte-pièce, se disent-ils. Qu’en est-il de la poétesse ? Elle est prisonnière de ses images qui redescendent sur terre pour former un quadrilatère. Qu’est-ce que cette formule peut bien vouloir dire ? Il fait rêve et jour. On rêve dans un monde réveillé et éveillé ? Jeanne rêve tout le temps il faut bien le dire et Jean rêve nuit et jour. C’est ainsi qu’ils s’envisagent pour aller tout droit au firmament. C’est ainsi qu’ils envisagent de faire des enfants avec la poésie d’Un pont à franchir. Il faut qu’ils s’acharnent dans des formules absconses pour imprimer leur marque de fabrique. Ils lisent la poésie des autres et veulent s’en démarquer. En ce sens, Un pont à franchir est une bonne marque de fabrique, se disent-ils. C’est sûr, il y a encore plein de poésies à inventer. Et aujourd’hui c’est dimanche, c’est jour de marché. Il y a plein de poésies à emballer…
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