
Il ne leur manquait plus que la parole. Jeanne et Jean se taisent. Ils écrivent. Leur parole se confond avec leur plume. Une plume pour dire qu’ils s’aiment et qu’ils se confondent. Ils sont dans la confusion sans appréhension. Leur parole sert à dénouer les echeveaux du temps. Leur parole s’amoncelle et se confond avec leurs poèmes. Ils s’aiment, que voulez-vous. Il était temps, me direz-vous. Leurs correspondances transposent leurs états d’âme et ce matin, ils sont amoureux mais ne se le disent pas. Ils se l’écrivent et c’est déjà ça. Ils sont dans l’echeveau du temps et ils aiment ça. Ils ne se fuient pas pour l’instant. Ils sont dans le futile de l’inaction et ils aiment ça. Ils sont dans la simplicité de leur fonction et ils aiment ça.
Laisser un commentaire