
Jeanne et Jean devaient définir leurs espaces. Et cela leur prenait du temps, un temps fou à s’amuser dans leur espace-temps. Ils devaient inscrire leur poésie dans un espace-temps ? Leur poésie était eternelle et immuable. Ils sont riches de leurs espaces. Ils sont riches de leurs temps. Pas de temps mort chez eux à part pour Jeanne qui devait renoncer à l’écriture 7h30 par jour lorsqu’elle était au travail. C’est un temps pour penser à l’écriture ? Non, c’est un temps pour penser à la lecture. C’est un espace à définir pour penser à la lecture. Que se passerait-il si on s’engageait dans la voie d’un espace uniquement consacré à la lecture ? Il manquerait à Jeanne le temps consacré à l’écriture dont elle a du mal à se passer. Le temps passé à l’écriture, il n’y en a pas assez pour Jeanne qui voit son espace d’écriture s’amenuiser au fil du temps. Il faut qu’elle regagne confiance en elle, se dit Jean qui aime ses ritournelles. Et si elle passait par son amant pour vendre ses écrits ? Elle en avait à revendre et il lui fallait encore du temps et de l’espace pour penser à son amant dans ses grandes largesses. Elle avait de l’espace-temps à revendre.
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