
A quoi pouvaient ils s’habituer tous les deux ? A la beauté du jour, à l’ignominie de la nuit qui laisse passer les insomnies ? Jeanne ne dormait pas très bien, elle somnolait une bonne partie de la nuit. Elle pensait à Jean et à ses poésies. Ça lui faisait des tracas ou s’interrogeait elle trop souvent ? Elle s’habituait aux tracas de la nuit et préférait penser à Jean plutôt qu’aux soucis de son travail. Elle s’habituait à ses insomnies ce qui constituait un souci mais elle n’était jamais fatiguée. Bien lui en a pris de veiller sur ses soucis. Elle s’habituait malheureusement aux ignominies du gouvernement et ça lui causait des soucis. Comment pouvait on s’habituer à ces violences policières dans le pays des droits de l’homme ? C’était ça le souci majeur de Jeanne qui ne se sentait pas en sécurité. Elle n’avait rien à se reprocher. Elle ne dormait pas l’esprit tranquille depuis le changement à l’heure d’été qui lui avait infligé une heure de sommeil en moins. Et ça l’avait agacée. Depuis, elle ne dormait pas l’esprit tranquille et serein, comme si elle avait peur qu’on lui retire encore une heure de sommeil… Jean, quant à lui, ne s’habituait pas à la routine du présent et c’est ainsi qu’il ne s’ennuyait jamais. Heureuse nature. Toujours optimiste à regarder ce que pourrait bien faire Jeanne en matière de poésie avec toute cette intranquillite qui affleurait. Il attendait son heure pour récolter les fruits de sa poésie.
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