
Jeanne se met à contempler le ciel ce matin. Elle le scrute pour voir si elle verra un signe de Jean. Elle en a vu un ce matin. Il était question de Kafka et de Proust avec cette question pertinente : qui aurait voulu de leur vie ? Qui voudrait de ma vie se disait Jeanne aussi ? Elle s’interroge sur sa vie peu enviable aux yeux de tous avec des empêchements et des renoncements. Elle ne veut plus se promener seule. Elle renonce à tout pour entrer en littérature. Il n’y a plus que cela qui compte. Elle est entrée en littérature comme on fait des confitures. Autant de fruits que de sucre. Elle pèse tout au kilo. Un peu comme Tarkos et ses inédits. Elle fait tout au kilo et ne pèse pas des tonnes. Elle contemple le ciel et a vu des signes de Jean dedans. Elle reste cloîtrée dans sa maison, bien emmitouflée. Elle sortira pour aller travailler, bien emmitouflée dans son blouson. Elle aime Jean ce matin, elle l’aime de tout son cœur et de toute sa tête. Jean le lui rend bien et lui donne des signes du fond de son jardin.
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