
Jean a fait une videopoesie ce matin. Il n’allait pas très bien. Il a fait une poésie sur le temps qui passe, sa principale préoccupation. Il conjugait tout au passé, au présent et au futur, comme Jeanne il faut bien le dire. Il essayait de tout conjuguer au présent en disant je t’aime Jeanne. Quant au futur, c’est au conditionnel qu’il se conjugue : je te souhaiterais Jeanne dans ma tanière. Je te souhaite dans mon refuge, Jean, disait Jeanne dans sa nouvelle poésie. Quant au videopoeme de Jean, il n’est pas assez grand. Il aime sa Jeanne et c’est tout ce qui lui importe. Il préfère sa Jeanne à Marion ou Estelle. Il n’aime que sa Jeanne et son chien, son labrit qu’il sort tous les matins pour faire des videopoesies qu’il envoie sur la planète YouTube, entre nature et culture. Il aime Jeanne et c’est son avenir incertain qui le pousse à produire ses poèmes en forme de chrysanthèmes. Je t’aime Jeanne disait-il ce matin. C’est qu’il pensait très fort à elle aujourd’hui. Il n’allait pas très bien, Jeanne non plus. A deux en pensées ils se faisaient du bien. Ils n’avaient plus qu’à écrire et tout allait pour le mieux sur leur petite planète poésie et littérature.
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