
Que retiendra-t-on de ses textes à Jeanne ? Qu’il y avait de belles images qu’il fallait absolument fixer ? Fixer des images qui se caracterisaient par leur fixité. Tout en elle est figé. Tout en elle respire l’anormalite. Tout en elle transpire la maladie psychique. Elle se réfugie dans les livres, dans la lecture et l’écriture. Son salut c’est Jean qui lui montre le chemin pour devenir un bon écrivain. Jeanne veut écrire des contes drolatiques et facétieux. Des contes tragiques aussi. Elle veut s’inscrire dans la grande loi tragi-comique. Elle veut réussir dans l’écriture. Elle ne sait plus comment y arriver. En fixant des images qui se caractérisent par leur fixité ? En se fixant des lois et des règles qu’il faut retenir ? Un peu de discipline ne lui nuirait pas. Mais elle ne savait pas par quoi commencer. Par ses derniers écrits ou par ses productions précédentes ? Elle n’arrêtait pas de penser à ces lois transcendantales qui veulent qu’elle se fige elle-même dans ses images. Elle ne savait décidément pas par quoi commencer. Eh bien commençons par le plus récent et remontons le fil du temps. Je t’embrasse Jean, dit-elle. Je te kiss Jeanne, dit-il.
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