De Jeanne à Jean

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Jeanne pense à Jean, son amant de Saint-Jean

Jeanne, Jean et la rivière

Jeanne et Jean ne pourraient pas vivre dans une ville sans rivière. C’est la condition sine qua non à leur survie. H2O comme ils se plaisent à dire. H2O c’est de l’eau qu’ils aiment par-dessus tout. Quand elle regardait une carte, Jeanne noyait son regard dans l’eau qui coulait. Mare, étang, lac, cours d’eau, rivière, fleur, mer et océan. Elle se noyait dedans et avait envie de s’y jeter. Le Loir, la rivière emblématique de leur survie, à Jeanne et Jean qui avaient ce point commun, en dehors de la poésie et de la peau de chagrin. Loir, poésie, peau de chagrin, un drôle de triptyque pour alimenter les carnets de poèmes. Il faudra y songer pour de futurs poèmes, se dit Jeanne pour qui l’usure du temps était primordial. Je t’aime Jeanne et je t’aime Jean. Les pensées allaient bon train. Jeanne s’apprêtait a aller travailler pendant que Jean allait au marché de la place de la Liberté. Il pensait à Jeanne pendant ces moments là et se demandait ce qu’elle aurait pu bien acheter en sa compagnie. Asperges vertes, pommes, poires, oranges, épinards, concombres ou radis ? Oui, tout ceci ou quelques ingrédients pour faire des pâtes au thon. C’est ce qu’elle allait manger la semaine prochaine. Et Jean se disait qu’elle ferait une bonne compagne avec ses idées passagères mais essentielles à toute survie. La rivière avait retrouvé son niveau naturel et son débit usuel. Qu’il pleuve, donc, pour ne pas arroser cet été.


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