De Jeanne à Jean

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Jeanne pense à Jean, son amant de Saint-Jean

Jeanne et ses voisins

Jeanne se disait que ça faisait longtemps qu’elle n’avait pas entendu ses voisins hurler entre eux. C’étaient des gitans miséreux et ils buvaient plus qu’il n’en fallait. Ils avaient un chien qu’ils mettaient constamment à la chaîne et qui aboyait sur tout ce qui passait. Un chien effrayé par les bruits de ce qui passe dans la rue. Un chien effrayé par les gueulantes qui pouvaient s’abattre sur lui. Ce faisait deux jours que Jeanne ne les avait pas entendus gueuler. Que peut-il bien se passer ? Pourquoi le chien est-il devant ? Que se trame-t-il chez les voisins de Jeanne ? Allait-elle passer encore de mauvaises nuits ou peut-elle dormir sur ses deux oreilles ? A ces réflexions, Jean se sentait impuissant et il espérait que Jeanne ne court aucun danger. Il l’aimait plus que tout et il aurait dû mal à se passer de sa littérature. Je t’aime Jeanne disait Jean ce matin pour l’encourager avant d’aller travailler. Je t’aime Jeanne et je veux te voir dans le plus simple appareil, dans un dénuement qui t’appartient ma toute belle. C’est à cette heure précise que le cœur de Jeanne a fondu. Je t’aime Jean s’est-elle ainsi exprimé dans le plus simple dénuement. Je t’aime Jean dans ton caractère bien trempé et loin des roses des Bacchanales. Je te veux sincère et dans le plus simple dénuement. Je te veux tout court…


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