De Jeanne à Jean

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Jeanne pense à Jean, son amant de Saint-Jean

Je me souviens

Je me souviens aurait dit Georges Perec. Je ne me souviens pas dirait plutôt Jeanne qui n’a plus de mémoire précise de son passé. Elle avait passé deux ans à essayer de tout se remémorer et maintenant qu’elle allait mieux, elle était sèche et n’avait plus rien à dire sur son passé. Elle n’avait que « je ne me souviens » pas à la bouche quand d’autres se souvenaient pour elle. Les intérêts n’étaient pas les mêmes. Jeanne avait une mémoire de poisson rouge alors que son amie Chrys avait une mémoire d’éléphante. Il n’y avait pas de commune mesure. Je ne me souviens pas, disait-elle fréquemment. Elle oubliait tout, elle avait tout oublié pour ne pas y repenser. Exit les mauvais souvenirs et les bons moments. Il n’y avait pas de passé car il n’y avait qu’un présent et peut-être un avenir. Jean c’était son passé, son présent et son avenir. Jean c’était son tout chronos. Jean c’était son tout de toute façon. Chronos ou pas chronos, Jean c’était toute sa vie et elle avait envie de lui plus que de n’importe quel autre homme. Jean, c’était son tout, un point c’est tout.


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