De Jeanne à Jean

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Jeanne pense à Jean, son amant de Saint-Jean

Dans les airs

Tel l’oiseau, j’aimerais me dérober dans les airs, à dit Jean ce matin dans une videopoesie. Ce qui n’a rien inspiré d’autre à Jeanne qu’une sensation de vertige. Parce que Jeanne était une craintive des falaises, pour paraphraser Éric Chevillard. Jeanne avait le vertige depuis sa plus tendre enfance, lorsque, en maternelle, elle avait visité le chemin de ronde du château d’Aurelcastel et, plus tard, en CE2, elle avait visité la Tour Eiffel. Cela n’avait pas été une sinécure et la tête lui tournait volontiers des qu’elle passait deux mètres du ras du sol. Elle était craintive des falaises et ne voyait pas sa vie s’améliorer. Elle écrivait un petit peu tous les jours mais ce n’était pas bien folichon. Était-elle prise de vertige à l’idée d’écrire sur son prochain ? Était elle prise de vertige à l’idée d’écrire un roman ? C’est qu’elle n’avait pas de sujet. Elle verrait bien ce qui se dégagerait de son atelier d’écriture quand elle fera l’atelier d’été. C’est qu’elle aimait Jean et qu’elle tournerait volontiers sept fois la langue dans sa bouche. Pour l’heure, Jean était pris dans les airs et il ne décrochera pas des airs de la matinée. Il aimait Jeanne et ne décrochera pas de sitôt.


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