De Jeanne à Jean

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Jeanne pense à Jean, son amant de Saint-Jean

Il fait beau

Il fait enfin beau du côté d’Aurelcastel. Il fait beau et il fait chaud. Jeanne a l’impression de passer de l’hiver à l’été en un rien de temps. Dérèglement climatique avancé. On va bientôt crever de chaud après avoir eu froid. Pas de pluie à l’horizon. Pas de pluie ni d’inspiration. Jeanne manquait franchement d’inspiration depuis qu’elle revoyait sa mère tous les jours. Elle se dit qu’elle arrêterait volontiers cette spirale infernale. Sa mère était un puits sans fond, un gouffre d’atermoiements. Et alors, elle pensait beaucoup moins à Jean. Elle préférait penser à Jean plutôt qu’à sa mère. Hier, elle s’est sentie aimée. Était-ce Jean ? Elle vivait dans une solitude approximative. Elle préférerait vivre avec Jean et vivre de littérature. Jean était son inspiration première. Il s’était démultiplié sur la toile et en librairie. Et surtout, il y avait Un pont à franchir qui les unissait. Mais on sentait comme une séparation entre eux deux7, comme une petite frontière qui avait dû mal à les réunir comme autrefois. C’est le manque d’inspiration de Jeanne qui était la cause de cette gêne entre eux deux. Il faudrait qu’ils fassent de nouveau une poésie à quatre mains. Était-ce seulement possible ? Il ne faudrait pas en douter mais Jeanne doutait toujours d’elle même. Et Jean était sur de lui. Deux poids, deux mesures. C’était dimanche et ils pensaient l’un à l’autre aujourd’hui.


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