
Jeanne s’engouffre dans le temps qui passe. Où est passée sa mémoire, celle de son père qui éblouit le passé ? Je t’aime papa, dit-elle au présent. Jamais la mémoire de son père n’avait été aussi vive. Et pourtant, elle avait tout fait pour ne pas y penser. Impossible d’oublier ce fatidique 15 août 2007. Je t’aime papa, dit-elle encore une fois au présent. Jeanne s’engouffre dans le temps qui est passé sans qu’elle ne s’aperçoive qu’elle allait bientôt trépasser. Dans six mois, dans un an, dans dix ans, dans quinze ans, dans vingt ans ? Il faut absolument qu’elle écrive pour raconter ses infortunes avec le temps qui éblouit chaque instant. Je t’aime papa.
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