
Jeanne, parfois, se demande pourquoi elle se lève le matin. Il n’y a pas un chat à la médiathèque. C’est elle qui fait fuir ce satané public de faibles lecteurs. Des petits lecteurs et il y a aussi de très grands lecteurs qui viennent faire le plein pour une semaine ou trois semaines. Jeanne admire ces très grands lecteurs. Elle aimerait parfois être à leur place. Elle aimerait rencontrer Jean mais ce n’est pas encore pour maintenant. Elle se laisse emporter par les aphorismes de Jean qui, visiblement, a écrit toute la nuit d’un jet de son stylo. Elle aime Jean assurément. Elle l’aime placidement.
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