De Jeanne à Jean

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Jeanne pense à Jean, son amant de Saint-Jean

Ne renoncera jamais à Cerise

Jeanne n’en peut plus de ses voisins les gitans.  Après les bruits quotidiens, les cris, la musique et les beuveries, voilà qu’ils lui ont largué un chaton comme ça dans son jardin, espérant certainement qu’elle l’adopterait. Que nenni, c’était mal la connaître. Elle a abondamment râlé tout en essayant de rattraper le petit chat. Peut-être ont-ils enfin compris qu’elle n’était vraiment pas contente. Elle leur a redonné le chaton, les enfants étaient contents visiblement. Encore une fois, la quiétude et la tranquillité de Jeanne et de Cerise ont été bafouées par cette intrusion intempestive. D’autant que l’autre voisin a coupé le chèvrefeuille en hauteur et peut voir ce qu’il se passe chez elle. Jeanne ne peut pas avoir d’intimité dans son jardin ni de vie privée. C’est une véritable calamité. Elle ne peut pas vivre en toute sérénité. D’autant plus que si elle venait à tomber malade une nouvelle fois, personne ne viendrait l’aider. Au contraire même. On viendrait l’enfoncer. Jeanne ne peut compter que sur sa poésie et sur l’atelier d’écriture pour sortir la tête hors de l’eau. Sa mère ne fait pas attention à elle parce qu’elle pense qu’elle est le centre du monde. Jeanne n’est psychologiquement pas très aidée. Elle ne doit compter que sur ses propres ressources. Heureusement il y a Jean, son filet d’eau d’humanité. Elle s’y accroche comme elle peut. Elle tient un carnet. Libre à elle de l’utiliser comme elle veut.


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