
Jeanne commence sa semaine avec une échographie du sein gauche. Le médecin n’a rien vu. Il préconise une mammographie de principe. Jeanne fera cette mammographie à l’automne, au moment d’octobre rose. Ceci ne la met pas en joie mais elle sait qu’à son âge, il faut en passer par là. La vie de Jeanne reprend son cours normal, peut-être sera-t-elle moins énervée. Elle a fait ses courses après l’échographie. Après le déjeuner, elle se mettra à cuisiner pour la semaine. Oh, rien de très compliqué mais ça prend quand même du temps et demande de l’investissement. Et cette après-midi, Jeanne reprendra son atelier d’écriture là où elle l’avait laissé. Jeanne veut continuer son roman. Ça la met suffisamment en joie pour poursuivre sur sa lancée. Il faut qu’elle invente une journée, ce sera le 15 octobre 1950. Jeanne sait pourquoi. C’est la date de la mort de son grand-père. Il est mort de la polio. Elle va tenter d’inventer cette journée, avec ses moyens et des souvenirs qui ne lui appartiennent pas. Jeanne pense qu’elle est née pour être écrivain. A-t-elle raison ou tort ? L’avenir le lui dira. Et dans son avenir, il y aura Jean. Jean et ses écritures. Ils vont pouvoir croiser leurs stylos. Mais ça, ils le font déjà. Des stylos et des vers entremêlés. La recette d’une bonne émulation pour aller plus loin ensemble, mais séparés.
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