
Dans ces pages, Jeanne a pleinement le droit d’exister. Elle avance, elle sourit parfois à la vie. Mais dans la vie, elle n’a pas le droit d’exister. Sa mère ne le lui permet pas. Jeanne tente de s’imposer. Peine perdue. Sa mère prend le dessus sur tout. Elle n’existe qu’en écrasant les autres, qu’en étouffant la moindre velléité d’initiative. Jeanne, en réalité, a beaucoup de tempérament que sa mère ne peut pas s’empêcher d’étouffer et d’écraser. Jeanne n’existe que lorsqu’elle est seule, loin de cette vie humaine qui tente de l’inhiber et de la faire rentrer dans sa coquille. Jeanne est vivante et expansive. Avec sa mère, elle est inhibee et déséquilibrée. Comment faire pour exister ? Jeanne n’arrivera-t-elle à exister que lorsque sa mère sera morte ? Ce qu’elle sait, c’est que Jeanne risque de mourir avant elle. Et elle, elle s’en fout. C’est exactement ce qu’elle veut, que ses enfants ne lui survivent pas.
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