
Jeanne sait qu’elle ne reviendra pas en Bretagne, jamais dans ces conditions. Il était prévu qu’elle revienne quinze jours en novembre. Elle n’en fera rien. Elle le regrette amèrement mais elle préfère le calme et la sérénité. Elle arrive à retrouver sa paix intérieure quand elle est éloignée de sa mère et quand elle écrit. A ce contact, elle est obligée de se replier sur elle-même pour trouver en elle toutes les ressources pour continuer. Elle va continuer son roman. Il y a beaucoup de redites, surtout lorsqu’elle parle de ses voisins exaspérants. Mais dans l’ensemble, ce n’est pas si mal écrit. C’est ce qu’elle craignait : que ce ne soit pas assez bien écrit et que ce soit difficile à lire. Eh bien que nenni, Jeanne n’a pas perdu son temps en écrivant ce roman. Quant à Jean, il monte ses videopoesies de l’île d’Oleron. Il doit mettre tout ceci en mots. Il réfléchit et se dit que parfois le silence c’est bien aussi.
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