
Jeanne est à l’écoute de Jean. Ses aphorismes lui plaisent tant chaque matin. C’est ce qui la maintient en amour avec Jean. C’est ce qui la relie à la vie et à la littérature un peu plus chaque jour. Jeanne a beaucoup pleuré hier chez l’infirmière psy. On peut dire que ça lui a fait du bien. Mais est-ce assez ? Jeanne sent encore les larmes au fond d’elle. Il ne manque qu’une étincelle pour les faire rejaillir. Jeanne pense à Pom et c’est ce qui provoque cette infinie tristesse. Elle l’avait tant aidée. Elle l’avait tant soutenue. Qu’aujourd’hui, Jeanne est perdue. Heureusement, elle a sa psychologue qui l’aide beaucoup. Et elle a la littérature. Elle ne sait plus très bien où elle en est de son roman. Il va falloir qu’elle s’y concentre de nouveau pour se fixer des objectifs et un but dans la vie, pour échapper à sa mère et pour ne pas penser à la maladie de Cerise. Cerise l’aime et elle adore Cerise. Cela suffit à l’emouvoir. Elle est riche de ça, d’un crapaud qui vient lui rendre visite le soir, d’un câlin de Cerise et d’une lecture d’un livre de Georges Perec qui l’aide à penser. Après tout, son lit, c’est sa page blanche et c’est peut-être pour ça qu’elle a du mal à dormir.
Laisser un commentaire