
Jeanne recommence à être bien absorbée par son roman. Elle a déjà écrit 212 pages, elle souhaiterait en écrire 350 pour un livre de poche. Elle estime que c’est la bonne taille pour un livre. Et ensuite, qu’en sera-t-il de ce roman dans lequel elle veut se laisser absorber ? Jeanne le laissera dormir dans un disque dur externe. Elle sait qu’il ne sera jamais publié. Jeanne se fait plaisir et c’est essentiel pour elle. Jeanne est une perdante. Elle ne sait pas à qui s’adresser pour faire publier un roman somme toute régionaliste. Elle a voulu faire du nature writing et parfois, peut-être a-t-elle réussi. Doit-elle s’en remettre à Jean qui lui a donné le sourire ce matin ? Peut-être, si un jour elle a le culot de faire ça. Pour l’instant, elle reste seule dans son écriture. C’est une aventure solitaire sur laquelle elle vogue. Un peu comme si elle allait sur la mer mais avec le confort d’être sur terre. Peut-être fera-t-elle lire son roman à une de ses amies, si elle a le temps de se mettre à lire. Ou peut-être qu’il vaut mieux que ce roman ne sorte pas de son disque dur. Rester là ou en rester là ? Jeanne essaiera surtout d’écrire des nouvelles et de les faire publier comme telles. Ce sera ses coups d’essai dans le monde de l’édition. Ce sera son objectif après l’écriture de ce roman si absorbant.
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