
Il manque une corde à l’arc de Jeanne, c’est de faire des videopoesies. Elle souhaiterait tellement en faire, mais manque de temps et d’énergie sur son temps libre. Le dimanche, elle travaille sur son atelier d’écriture et peut-être son roman. Elle est à deux doigts de lâcher son roman. Pourtant, jusqu’ici, elle a été heureuse de l’écrire. Elle a déjà écrit sa contribution à son atelier d’écriture mais ne l’a pas encore postée. Il est presque seize heures et elle n’a pas encore réfléchi à son roman. Il va falloir qu’elle active sa bonne volonté. Elle projetait aussi de lire Fairy Queen d’Olivier Cadiot. Alors, quand trouver de la place pour une videopoesie ? Elle aimerait tant avoir le train de vie de Jean Le Castelain, une vie de lectures, d’écriture, de promenade, de cuisine et de jardinage. Tricoter tout ça sur les réseaux sociaux et pouvoir en vivre. Jeanne vit de son utopie libérale alors qu’elle est anti-capitale. Jeanne rêve trop. Jeanne veut vivre de ses créations mais elle doute de son propre talent. Jeanne n’a aucun talent, un peu comme François Begaudeau mais jamais elle ne crie dans le désert. Jeanne ne crie que rarement. Elle n’a pas de tempérament. Mais Jeanne est drôle. Elle a beaucoup d’humour. Elle aime l’ironie mais elle n’aime pas François Begaudeau. Elle aime Éric Chevillard. Elle lui dédie tous les jours une phrase dans n’importe quelle de ses créations. Jean Le Castelain a du souci à se faire quand Chevillard est dans les parages. Mais ce n’est pas encore avec ça que Jeanne va faire une videopoesie. Elle y pense, des fois elle y réfléchit. Elle a pris des vidéos il y a peu. Quelles images prendre ? Quel montage faire ? Sur quelle écriture se lancer ? Rien que d’y penser, Jeanne n’a pas du tout d’énergie. C’est dimanche, il est presque seize heures, Jeanne pense à son roman. Il est peut-être temps de s’y mettre.
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