De Jeanne à Jean

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Jeanne pense à Jean, son amant de Saint-Jean

Où en est Jeanne

Jeanne, ce matin, ne sait plus très bien où elle en est. Où elle en est de sa mortalité. Où elle en est de l’affection qu’on lui porte ou non. Jeanne déplore de ne pas être aimée. Il y a Jean bien sûr mais il n’y a plus de poème, juste des semblants de désirs blêmes. Jeanne, actuellement, n’aime que Cerise. Elle se sent en état de desamour. Il faut dire qu’elle n’a pas beaucoup dormi cette nuit. Elle a passé sa nuit dans un état de somnolence, dans un état de latence. Jeanne est à côté, elle n’est jamais au cœur des choses. Jeanne est à l’avant ou à l’arrière. Elle n’arrive jamais au bon moment, à part quand elle fait des videopoesies. Et il faudrait qu’elle en fasse au moins une ce week-end pour filmer la crue du siècle. Elle n’a pas pu encore prendre de photos. La rivière est de couleur marron. Elle charrie la terre et les alluvions. Jeanne est toujours trop pressée de passer. A priori, Jeanne pourra se rendre à son travail. Le journal lui a été livré dans sa boîte aux lettres. Cette crue fatigue le mental de Jeanne. Heureusement qu’elle n’habite pas à proximité d’une rivière. Il y a juste le pré qui est au bord du Loir. Dans quel état est-il ce matin ? Hier soir, c’était le grand bain. Le bas d’Aurelcastel est totalement inondé. Ça fait trop d’émotions pour Jeanne qui a du mal avec les sensations et les sentiments. Un débordement et Jeanne est fatiguée, cannibalisee. Jeanne est une femme du peu et du petit, à part pour l’écriture. Jeanne s’exhibe et s’enferme. Encore un des paradoxes de sa maladie. Jeanne a des impressions de mortalité. Elle ne se sent pas aimée.


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