

Jeanne est déjà fatiguée de son début de semaine. La journée de mardi a été longue. Long le mardi matin au travail où la bibliothèque est fermée, long l’après-midi au travail où la bibliothèque est ouverte mais peu de monde pour papoter, longue la soirée d’écriture avec l’atelier en live. Jeanne a-t-elle pu exorciser mardi soir ce mal-être qu’elle a ressenti face à ces inondations qui ne l’ont pas touchée personnellement ? Son pré a été touché et elle en a été profondément marquée. Elle a eu mal pour les arbres qui ont été noyés et qui pourraient mourir d’un trop plein d’humidité. Les noisetiers, le pommier, les cerisiers, le cognassier, la charmille, le hêtre et les frênes. Tout ceci est en danger. Elle a pensé aux bêtes qui commençaient à venir se cacher au pied d’un fagot de bois, à la portée du compost, près de la cabane en bois. Jeanne a été très impressionnée. Une partie de Saint-Avit-les-Monts est devenue une île. Le Loir s’est transformé en fleuve et aurait mérité un e à la fin de son nom. Un film à été réalisé avec un drone. Jeanne ne savait pas qu’ailleurs, à quelques encablures de sa maison, la situation était dramatique. L’eau était arrivée presque en haut des maisons. Et il continue à pleuvoir. En a-t-on fini avec les inondations et les dépressions ? Le climat déprime et se met à pleurer, engendrant la misère du monde à deux pas de chez Jeanne. Il faudra des mois pour se reconstruire. Cela passera-t-il par Jeanne ?
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