
Jeanne attend son heure. Est-ce celle du petit matin ? En ce moment, elle éprouve des difficultés à se réveiller et se lever le matin. Elle est comme le Loir, tranquille et dans la brume. Jeanne attend que la nouvelle heure lui apporte une heure de sommeil supplémentaire. C’est cette heure-là qu’elle attend. Est-ce l’heure du soir qu’elle attend ? Hier soir, elle s’est écroulée à 21 heures. Elle a dormi pendant plus d’une heure avant d’aller se coucher à 22h30. Qu’elle se lève ou qu’elle se couche, Jeanne n’a pas son compte d’heures de sommeil. Elle voudrait tant faire le tour de l’horloge. Elle a hâte d’être en week-end et de faire la grasse matinée samedi.
Jeanne attend aussi l’heure qui la rendra ecrivaine. Elle en est encore loin. Son roman ne fait pas le poids. Elle a éprouvé tellement de plaisir à l’écrire. Il est évident qu’elle n’a pas encore fini de l’écrire. Il faut qu’elle continue à s’y atteler. Le lire d’abord puis le reprendre. Jeanne espère ne pas s’écrouler ce soir pour pouvoir continuer à lire son roman tranquillement, même si elle le trouve nul. En attendant, elle tentera de s’inspirer d’Éric Chevillard mais elle est très très loin de sa littérature. C’est un cyberespace qui les sépare. Peu importe, elle l’admire toujours autant, même après vingt ans.
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