
Jeanne n’a pas beaucoup de nouvelles de Jean. Elle regarde ses videopoesies qui la laissent de marbre. Elles ne l’inspirent plus. Jean n’écrit plus que des images, presque sans paroles. Depuis la crue du Loir, Jean se tait. Jeanne n’ose le contacter pour savoir où il en est de sa prose. S’il écrit, Jean ne l’étale pas sur les réseaux sociaux. Peut-être le garde t’il pour lui-même. Peut-être le garde t’il pour une future publication. Jeanne est perdue sans son Jean. Et elle qui a tout raté dans son roman avec ces montagnes de niaiseries. Jeanne a raté sa cible. Elle voulait faire du nature writing sans jamais en avoir lu. Et c’est la le drame. Jeanne ne lit pas assez. Elle ne se donne pas le temps de le faire et s’endort toujours rapidement. Pourtant, en ce moment, elle peut même l’avouer. Jeanne est toujours amoureuse de son Jean, mais il l’inspire moins qu’avant. Que faire maintenant ? Jeanne va-t-elle reprendre contact avec Jean plutôt qu’avancer à l’aveugle en solitaire ? C’est ce qu’il faudrait faire. Peut-être que cela mériterait une petite poésie sur Un pont à franchir. Il y a des choses à faire et la journée n’est pas finie.
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