De Jeanne à Jean

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Jeanne pense à Jean, son amant de Saint-Jean

Et ce gros chagrin

Jeanne ne fera jamais son deuil de Cerise. Il est certainement encore trop tôt. Elle s’est levée à quatre heures du matin parce qu’elle ne pouvait plus dormir. Qu’a-t-elle fait ? Elle n’a pu que dire je t’aime Cerise. C’est tout ce qu’elle peut faire pour elle à présent et l’intégrer dans ses futures fictions, la laissant animale, l’anthropomorphisant et la faisant apparaître humaine. Ainsi, Cerise continuera à vivre un peu. Elle perdurera sur le papier et dans les traitements de texte de Jeanne. Ce gentil chat aura été la chose la plus importante de sa vie ces dernières années. Il n’y a qu’elle qui l’a marquée, il n’y a qu’avec elle qu’elle s’est créée des souvenirs. Et avec Douce aussi, la petite bichonne de sa mère. Jeanne sait pourquoi. Il n’y a que ces deux êtres là qui lui ont donné de l’amour ces dernières années. Cela semble ridicule, mais c’est très vrai. Le chagrin est là. Jeanne ne pleure presque plus. Parfois, elle aimerait bien continuer à pleurer jusqu’à plus soif. Elle a pleuré chez la psy hier à grosses et chaudes larmes. Puis elle les a séchées. Elle est allée travailler. Sa mère l’a occupée. Elle a du faire abstraction d’elle et de Cerise. Le soir, atelier d’écriture sans Cerise sur les genoux ou le dessus du canapé. Jeanne a su s’en passer. L’écriture était là. La prochaine fois, Jeanne mettra du Cerise dans ce qu’elle écrira. Elle se met à sourire rien que d’y pensait. Tout simplement parce qu’elle l’aime.


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