De Jeanne à Jean

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Jeanne pense à Jean, son amant de Saint-Jean

Grosse fatigue

Jeanne est fatiguée. Jeanne n’a le temps de rien. Elle voudrait tant dormir et se donner moins au travail ou dans sa vie personnelle. Elle doit se ménager sinon elle va s’écrouler. Jeanne est fragile. Son hyperactivite du moment lui font oublier les vicissitudes de la vie mais tout ceci va la rattraper. Elle constate  simplement que les hommes se contentent de faire perdurer leur patriarcat. Ils élèvent leurs fils dans cette optique là, conserver ces acquis là. Jeanne est désespérée du monde dans lequel elle vit. Pour ne pas s’écrouler, elle s’invente un autre monde, plus doux, plus compréhensif, dont elle a l’impression qu’on la prend en considération, qu’elle compte aussi pour d’autres personnes, même si ce n’est qu’infimement. Qu’on lui prouve parfois qu’elle aussi existe. Juste un petit peu. Son attitude a changé aussi au travail. Elle parle beaucoup avec les lecteurs. Et même vraiment beaucoup. Hier, elle est allée à l’hôpital voir sa mère. Elle est rentrée à 20 heures. Elle a mangé, a continué vaguement son roman. Elle s’est endormie à 21 heures. Ce matin, elle s’est réveillée totalement endormie et endolorie de fatigue. Beaucoup de lecteurs ce matin. Jeanne est toujours aussi fatiguée. Dans quel état sera-t-elle ce soir ? A quelle heure s’endormira-t-elle ? Il faut absolument qu’elle continue son roman sans s’écrouler pour autant. Il faut qu’elle s’en donne le temps, se reposer, réfléchir et continuer à aimer Cerise qui vit toujours en elle.


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