
Comme un dimanche où Jeanne s’est levée à six heures du matin. Comme un dimanche où elle ne s’est pas pressée. Elle n’a pas besoin de se faire à manger, elle n’a plus besoin de nourrir Cerise. Elle doit nourrir Oona, le chat de sa mère qui n’exprime pas de gros besoins. Elle a regardé la consommation de gaz chez sa mère pour lui en faire le rapport. Elle a fait la déclaration Cesu de la femme de ménage de sa mère. Elle a lancé une lessive de blanc. Un dimanche matin ordinaire. Elle a écrit sur différents réseaux sociaux. Elle a regardé des vidéos YouTube. Elle a pris sa douche, s’est lavé les cheveux. Elle commence à installer son petit jardin d’eau pour le faire naître au printemps et qu’il se remplisse de pluie cet hiver. Cet après-midi, elle ira voir si elle peut compléter son jardin d’eau à moindre coût avec des objets de bric et de broc. Elle ira voir sa mère à l’hôpital. Elle ira ensuite à Jardiland faire une course pour sa mère et, entre temps, fera et mettra à sécher plusieurs lessives. Puis il faudra s’occuper de nouveau de Oona. Ensuite, Jeanne se posera sur son canapé, certainement hébétée, sans doute pensant à son chat, à Chrys qui ne l’appellera sans doute pas ce dimanche. Elle n’a plus à s’occuper de son roman pour l’instant. Elle l’a jeté en pâture. Elle se doute que peu de monde le lira. Verdict le 18 novembre. Elle s’endormira certainement à 21 heures. Peut-être à 22 heures au plus tard. Un dimanche gris, humide et tout à fait ordinaire.
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