De Jeanne à Jean

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Jeanne pense à Jean, son amant de Saint-Jean

Statu quo

Pas de progrès, pas de récession. On ne pourra pas faire pire que ces moments délicats dont Jeanne se lasse indubitablement.  Jeanne est lasse de la lâcheté des gens. De leur jugement à l’emporte-pièce. De leur méconnaissance de la dignité humaine. De leur manque de compassion. Jeanne n’est pas forcément mieux seule chez elle.  Ne pas se replier sur soi-même. S’ouvrir aux autres ? S’ouvrir à l’humanité de ceux qui souffrent, de ceux qui ne sont rien, de ceux qui ne comptent pas. Se méfier des gens qui comptent, qui sont et qui le font savoir. Les traiter comme des moins que rien. Qu’ils comptent pour du beurre, comme une quotité négligeable. Se dire que Jeanne elle aussi est importante pour les deux rouge-gorge qui viennent la voir, pour Oona, ce modèle de sagesse et de dignité qui n’a aucune autre exigence que celle d’être un peu aimée. Au moins un peu aimée. Jeanne n’a plus ni Douce ni Cerise qui lui vouaient un amour infini. Pourra-t-elle résister au non amour ? L’avenir le dira. Un sourire déjà, un bonjour.


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